Hélène a passé trois ans à Shanghai avant de rentrer à Lille, où elle vit aujourd’hui : une métropole qui attire toujours plus de visiteurs. Depuis la Chine, elle a investi dans sa ville en location courte durée : 250 000 € tout compris, environ 21 000 € de revenus annuels après conciergerie, soit plus de 8 % de rentabilité. Elle partage aussi sa lecture du marché lillois, quartier par quartier.
Témoignage recueilli en septembre 2020, mis à jour le 08/10/2026.
Le projet en un coup d’œil
| Membre | Hélène |
| A vécu à | Shanghai (3 ans, à partir de 2010) ; vit aujourd’hui à Lille |
| A investi à | Lille |
| Type de bien | Location meublée de courte durée |
| Prix | 250 000 €, tous frais et travaux compris |
| Financement | Crédit, en profitant de sa capacité d’emprunt d’expatriée ; les revenus dépassent les mensualités |
| Revenus annoncés | Environ 21 000 € par an après 25 % de frais de conciergerie, soit plus de 8 % (avant Covid) |
| Gestion | Conciergerie |
À noter : Hélène a ensuite accompagné d’autres investisseurs à Lille, comme Sylvain (voir les liens en fin d’article).
Qui est Hélène ?
« Pendant mon école de commerce à Lille, j’ai passé un an en Allemagne, et je m’étais promis de repartir à l’étranger. Après quatre ans dans une grande enseigne de distribution du Nord, je suis partie en 2010 à Shanghai, où j’ai travaillé trois ans pour une entreprise textile. Je voyageais beaucoup en Asie, à Hong Kong et Singapour surtout. Je suis ensuite rentrée à Lille pour des raisons familiales. J’ai deux jeunes enfants et nous vivons dans le Vieux-Lille. »
Pourquoi investir à Lille ?
« À Shanghai, je voulais faire un investissement locatif pour profiter de notre capacité d’emprunt. Lille s’est imposée : je connaissais très bien la ville et j’ai pu trouver facilement des personnes de confiance sur place pour la transaction. Lille est belle, dynamique, étudiante, et idéalement placée entre Paris, Londres et Bruxelles. »
Comment s’organise le marché lillois ?
- Lille-Centre : le quartier le plus mixte, avec la Grand’Place, les rues commerçantes, les gares, le tram et le métro. Il attire résidents, touristes et étudiants.
- Vieux-Lille : le quartier historique, réhabilité à la fin des années 1970, aujourd’hui le plus prisé et le plus cher.
- Vauban : le quartier étudiant, avec ses facultés et écoles, bordé par le parc de la Citadelle. Beaucoup d’immeubles y ont été découpés en petites surfaces pour les étudiants de l’Université catholique.
- Wazemmes : populaire et vivant, apprécié des profils « bobos ».
- Saint-Michel : le quartier des familles, aux maisons bien préservées.
« Dans ces quartiers du centre, le prix moyen tourne autour de 4 000 € le mètre carré pour un appartement et 3 500 € pour une maison. » (Chiffres cités par Hélène en 2020.)
Quel rendement espérer à Lille ?
« Lille est à la portée de tous : on trouve des biens à partir de 80 000 €. Les studios et petits appartements restent un placement sûr, entre 6 et 8 % de rentabilité.
Les logements qui ont gardé leur plan d’origine ont la cote auprès des colocataires. La colocation, nouveau mode de vie des jeunes actifs, rapporte entre 5 et 7 %, et la pénurie de logements pousse beaucoup de locataires vers ce type d’habitat.
Pensez aussi aux familles qui rentrent d’expatriation ou sont mutées : elles ont souvent de solides dossiers, mais peu de biens leur sont proposés. C’est une raison d’investir en périphérie, dans des communes plus familiales.
Enfin, Airbnb a explosé à Lille. La métropole attire de plus en plus de touristes (2,5 millions de nuitées hôtelières en 2019). Bien qu’encadrée par la ville, la location meublée de courte durée reste très rémunératrice, autour de 10 % hors période Covid. »
Un projet à Lille ? Comme le recommande Hélène, faites-vous accompagner localement : les bons biens partent vite, et les membres recommandent des chasseurs réactifs qui connaissent chaque quartier. C’est gratuit, avec une réponse sous 24 h ouvrées.
Être mis en relation avec un chasseur recommandéVotre investissement en location courte durée : quel bilan ?

« Pour moi, la location courte durée, c’est la flexibilité : je sais que je peux revendre vite. La contrainte, c’est la gestion des voyageurs (arrivées, départs, ménage, annonces). Il ne faut pas sous-estimer le temps que cela demande : j’ai d’ailleurs confié mes biens à une conciergerie qui s’occupe de tout.
À Lille, les beaux biens bien entretenus, avec des hôtes réactifs, ont un taux d’occupation proche de 95 %, et des rendements souvent proches de 10 %.
Mon acquisition m’a coûté 250 000 €, tous frais et travaux compris. J’en tire environ 21 000 € par an après les 25 % de frais de conciergerie, soit plus de 8 % de rentabilité : plus que mes mensualités de prêt.
Difficile de prédire l’avenir de ce mode de location, surtout en pleine période Covid. Mais la ville a fixé de nouvelles règles en 2018 : elles sont connues, donc il y a moins de surprises. »
Vos conseils pour investir à Lille ?
« Le marché est très tendu : il faut agir vite sur les biens intéressants. Cela veut dire deux choses :
- bien préparer son financement avant de chercher ;
- se faire accompagner par un chasseur qui connaît parfaitement le marché, pour être très réactif quand une offre sort.
Cherchez des partenaires (conciergerie, gestionnaire locatif…) habitués à travailler à distance, et capables de suivre des travaux et d’installer des locataires. Dans la location, le diable est dans les détails !
Dernier conseil : méfiez-vous des offres trop alléchantes. Certains professionnels peu scrupuleux « oublient » de mentionner les règles locales, ce qui fausse les calculs de rentabilité. Faites vérifier par un ami sur place ou par un partenaire recommandé par les membres. »
Ce qu’il faut retenir
- Investir dans une ville que l’on connaît, avec des relais de confiance sur place, simplifie tout à distance.
- La location courte durée peut rapporter plus, mais demande beaucoup de gestion : une conciergerie coûte environ 25 % des recettes dans son cas.
- Sur un marché tendu, préparer son financement en amont permet de se positionner vite.
- Vérifier les règles locales avant d’acheter : une offre qui les ignore fausse la rentabilité.
Lille depuis l’investissement d’Hélène : ce qui a changé
En 2020, Hélène voyait la métropole attirer de plus en plus de touristes et jugeait les règles de la location courte durée « désormais connues ». Six ans plus tard :
- Plus de visiteurs : Hélène citait 2,5 millions de nuitées hôtelières en 2019 dans la métropole. Au premier semestre 2026, la Métropole européenne de Lille a compté 1 818 348 nuitées en hôtels et résidences de tourisme, +10,3 % sur un an, et la fréquentation étrangère du centre de Lille a progressé de 29 % (La Gazette Nord-Pas-de-Calais, 09/09/2026).
- Une valeur qui a tenu : le prix moyen des appartements à Lille est quasi stable sur cinq ans (+0,5 %, 3 409 €/m² au 01/10/2026) et gagne 29 % sur dix ans, alors qu’il recule de 8,2 % à Lyon et de 7,2 % à Bordeaux sur cinq ans (MeilleursAgents). Un atout pour Hélène, qui aime pouvoir revendre rapidement.
- Des règles locales stables, qui s’étendent : Lille encadre la transformation de logements en meublés de tourisme par des règlements de changement d’usage depuis 2019 ; La Madeleine (2023), Loos et Roubaix (2024), puis Wasquehal (2026) ont suivi (délibération de la Métropole européenne de Lille du 27/06/2025). Vérifiez le règlement de la commune avant d’acheter.
- Une fiscalité moins favorable aux meublés non classés : depuis les revenus 2025 (loi Le Meur du 19/11/2024), l’abattement micro-BIC d’un meublé de tourisme non classé est de 30 % dans la limite de 15 000 € de recettes (50 % et 77 700 € s’il est classé). À partir du 01/01/2034, seuls les meublés de tourisme classés A à D au DPE resteront autorisés.
- Un plan B solide en location à l’année : début 2024, Lille était la 7e grande ville la plus tendue de France (5,25 candidats par offre, LocService), et les loyers d’annonces ont progressé de 4,29 % en 2025. Attention, l’encadrement des loyers s’applique à Lille, Hellemmes et Lomme ; l’expérimentation prend fin le 24/11/2026, sauf adoption définitive de sa prolongation jusqu’en 2028, votée par le Sénat le 21/10/2026 (mise à jour du 22/10/2026 ; source : AFP, 21/10/2026).
Pour Hélène, qui a investi 250 000 € tout compris et confié ses biens à une conciergerie, Lille reste une destination qui attire ; la rentabilité se joue désormais aussi sur le classement du meublé et le respect des règles locales. Pour aller plus loin : investir à Lille avec un chasseur immobilier.
Sources : La Gazette Nord-Pas-de-Calais, « Bilan touristique 2026 : la MEL tire son épingle du jeu » (09/09/2026) ; MeilleursAgents, prix immobilier Lille (estimations au 01/10/2026) ; MeilleursAgents, prix immobilier Lyon (estimations au 01/10/2026) ; MeilleursAgents, prix immobilier Bordeaux (estimations au 01/10/2026) ; Métropole européenne de Lille, délibération n° 25-C-0225 du 27/06/2025 ; service-public.gouv.fr, « Locations touristiques : de nouvelles règles » (mis à jour le 20/01/2025), loi n° 2024-1039 du 19/11/2024 ; LocService, classement de la tension locative des 40 plus grandes villes (23/02/2024) ; LocService, « Les villes françaises les moins chères pour louer en 2026 » (19/02/2026) ; service-public.fr, fiche F1314 sur l’encadrement des loyers (vérifiée le 01/08/2026) ; Actu-Juridique, « Pas de clap de fin pour l’encadrement des loyers ? » (24/09/2026) (consultées les 07 et 08/10/2026).
Ce témoignage partage un retour d’expérience et des informations générales ; il ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable, d’un avocat fiscaliste ou d’un notaire sur votre situation.
Comme Hélène le conseille, préparez votre financement avant de chercher à Lille. Les membres recommandent des courtiers habitués aux dossiers d’expatriés, pour savoir vite combien vous pouvez emprunter. C’est gratuit, avec une réponse sous 24 h ouvrées.
Être mis en relation avec un courtier recommandéÀ lire aussi : le témoignage de Sylvain, expatrié au Mexique, qui a investi à Lille avec l’aide d’Hélène, Lucie à Paris depuis Singapour, et tous les témoignages.




