Investir dans l’immobilier en France depuis l’étranger : le guide 2026 des expatriés

6 conseils pour un premier investissement depuis l'étranger
6 conseils pour un premier investissement depuis l'étranger

Mis à jour le 07/10/2026. Règles fiscales, conditions de crédit et chiffres de marché vérifiés à cette date auprès des sources officielles citées en fin d’article : ils évoluent souvent, vérifiez-les au moment d’acheter.

Vous vivez à Singapour, Montréal, Dubaï ou Genève et vous voulez investir dans l’immobilier en France ? Vous êtes loin d’être seul : dans la communauté Immoneos, plus de 38 000 expatriés partagent leurs achats à distance, du premier studio à l’immeuble de rapport. Et la plupart ont commencé exactement là où vous êtes : sans savoir par où commencer.

Bonne nouvelle : en 2026, acheter sans être sur place est devenu courant (visites en vidéo, procuration signée en visio, gestion en ligne). Ce qui fait la différence, c’est la méthode : une stratégie claire, un financement validé avant de chercher, des vérifications sérieuses et des partenaires de confiance sur place. Ce guide la détaille étape par étape, avec les retours des membres.

En bref (au 07/10/2026)

  • Oui, un expatrié peut acheter et emprunter en France : les banques françaises prêtent aux non-résidents, en général avec un apport (souvent 10 à 20 % selon les retours des membres) et dans la limite de 35 % d’endettement sur 25 ans maximum (norme du HCSF).
  • Tout peut se faire à distance : recherche par un chasseur, visites en vidéo, compromis signé électroniquement, acte signé par procuration (procuration notariée à distance, décret n° 2020-1422).
  • Le marché est stable : +0,2 % sur un an pour les prix des logements anciens au 1er trimestre 2026 et 949 000 ventes sur 12 mois à fin mai 2026 (Notaires de France, juillet 2026).
  • Côté impôts, les loyers d’un bien en France sont imposés en France : taux minimum de 20 % (30 % au-delà de 29 579 € de revenu net, revenus 2025) plus les prélèvements sociaux, sauf si la location meublée (LMNP) au réel efface l’impôt grâce à l’amortissement.
  • Pour un premier achat, les membres privilégient une petite surface, dans une ou deux villes qu’ils connaissent, avec une garantie loyers impayés et une gestion locative.

Vous cherchez votre premier bien en France ? Les membres recommandent quelques chasseurs habitués aux expatriés, qui visitent, vérifient et négocient pour vous. Immoneos vous met en relation gratuitement, réponse sous 24 h ouvrées.

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Pourquoi investir en France quand on vit à l’étranger ?

Pour beaucoup de membres, la question n’est pas « faut-il investir ? » mais « où ? ». Le pays de résidence, le Portugal ou Dubaï font parfois rêver. Mais en France, vous connaissez les villes, la langue, le droit, et souvent des proches peuvent visiter pour vous. Ailleurs, il faudrait tout réapprendre, et les banques locales prêtent rarement à un étranger de passage.

Le crédit à taux fixe et l’effet de levier

La France est l’un des rares pays où l’on emprunte couramment à taux fixe sur 20 ou 25 ans : votre mensualité ne bouge pas. En septembre 2026, le taux moyen tourne autour de 3,5 % sur 20 ans (3,54 % selon Pretto, données de septembre 2026).

C’est surtout le crédit qui fait la force de l’immobilier : vous achetez avec l’argent de la banque, et le locataire rembourse une bonne partie des mensualités. Exemple illustratif : avec 30 000 € d’apport (qui couvrent notamment les frais de notaire), vous achetez un bien de 150 000 €. S’il prend 1,5 % par an pendant 20 ans (hypothèse, pas une promesse), il vaut environ 202 000 €. La hausse porte sur la totalité du bien, alors que vous n’avez apporté qu’une petite partie du prix.

Un marché stable, et une fenêtre pour acheter

Après la baisse de 2023-2024, le marché s’est stabilisé. Selon la note de conjoncture des Notaires de France de juillet 2026, les prix des logements anciens sont quasi stables sur un an (+0,2 % au 1er trimestre 2026 en France métropolitaine, +0,6 % en Île-de-France, 0 % en province) et le nombre de ventes repart : 949 000 transactions sur 12 mois à fin mai 2026, +5,7 % sur un an. Des prix sages et un marché qui bouge : un contexte où l’on peut négocier.

Des revenus, un patrimoine… et un point de chute

  • Des revenus complémentaires, puis un complément de retraite une fois le crédit remboursé.
  • Un logement pour votre retour, loué en attendant.
  • Un patrimoine à transmettre : chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans sans droits de donation (abattement en ligne directe, service-public.fr). Pour organiser une détention à plusieurs, voyez notre guide de la SCI.

Les spécificités du marché français à connaître

SpécificitéCe que cela change pour vous
Des frais d’achat élevés (« frais de notaire » d’environ 7 à 8 % dans l’ancien, 2 à 3 % dans le neuf)Visez 8 à 10 ans de détention pour les amortir. Les prix varient aussi moins brutalement qu’ailleurs : inutile d’attendre le « bon moment ».
Pas d’usage de « recharger » un prêt quand le bien prend de la valeurC’est au moment de l’achat qu’il faut emprunter le montant adapté à votre stratégie.
Des locataires bien protégésUne procédure en cas d’impayé est longue : d’où l’intérêt d’une garantie loyers impayés.
Des règles locatives qui se durcissentLogements classés G interdits à la location depuis le 01/01/2025 (F en 2028, E en 2034) et encadrement des loyers dans plusieurs grandes villes : à vérifier avant d’acheter.
Une fiscalité à deux étagesImpôt sur les loyers d’un côté, impôt sur la fortune immobilière (IFI) au-delà de 1,3 million d’euros de patrimoine immobilier net en France de l’autre.
Sources : notaires.fr ; service-public.fr (DPE, actualités A17975 et A18446) ; impots.gouv.fr (IFI) ; consultés le 07/10/2026.

Définir sa stratégie : patrimoine, rendement ou préparer son retour

C’est l’étape que beaucoup sautent, et celle qui fait gagner le plus de temps ensuite. Les membres distinguent en général trois approches.

PatrimoineRendementPréparer son retour
ObjectifUn bien qui prend de la valeur dans le tempsDes loyers qui couvrent le crédit, voire plusUn logement à occuper à votre retour, loué en attendant
OùGrandes métropoles, quartiers recherchésVilles moyennes ou quartiers plus abordablesLa ville où vous comptez vivre
Type de bienStudio, T2, bel ancien bien placéPetites surfaces, colocation, petit immeubleUn bien qui vous plaît aussi pour y vivre
Rendement brutPlus faiblePlus élevéSecondaire
Point de vigilancePrix d’achat et emplacementDemande locative et état de l’immeubleTaille du bien : ce qui se loue bien n’est pas toujours ce qui vous conviendra

Pour situer les rendements réalistes ville par ville, le baromètre de l’investissement locatif des non-résidents rassemble les opérations réalisées par les membres. Un rappel qui revient souvent dans le groupe : ne soyez pas trop gourmand, un rendement très élevé cache souvent une faible demande locative ou de gros travaux.

Les 7 questions à trancher avant de chercher

  1. La ville, et idéalement le quartier (une ou deux villes maximum).
  2. Le budget : apport et montant que vous voulez emprunter.
  3. Le type de bien : pour un premier achat, un studio ou un T2 se loue plus facilement, plus cher au m², et demande un budget plus faible.
  4. Le mode de location : nue, meublée longue durée (LMNP), colocation, courte durée. La location meublée longue durée est la plus utilisée par les membres qui investissent à distance.
  5. Le rendement brut visé : loyers annuels divisés par le coût total (prix, frais de notaire, honoraires du chasseur, travaux et meubles).
  6. L’effort d’épargne : la différence entre la mensualité du crédit et le loyer net. Une règle simple utilisée dans la communauté : compter 11 mois de loyer par an et retirer 10 à 20 % pour les charges.
  7. L’horizon : au moins 8 à 10 ans pour absorber les frais d’achat et profiter de l’effet de levier.

Faites vos calculs avec le simulateur de rendement locatif, puis parcourez quelques annonces pour vérifier que ce type de bien vous plaît.

Petit budget ? Certains membres commencent par une place de parking : ticket d’entrée plus bas et gestion légère, mais frais de notaire proportionnellement plus lourds et revalorisation souvent plus lente qu’un appartement. D’autres, qui ne veulent pas gérer de bien, se tournent vers la pierre-papier (SCPI) : le capital n’y est pas garanti et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Budget et financement : faire valider son crédit avant de chercher

C’est la règle d’or des membres : obtenez un accord de principe avant de lancer la recherche. Quand un bon bien se présente, il faut pouvoir faire une offre dans les 24 à 48 heures. Un vendeur choisira l’acheteur dont le financement est le plus solide.

Combien pouvez-vous emprunter ?

  • 35 % d’endettement maximum, assurance comprise, et 25 ans de durée maximum (27 ans si les travaux représentent au moins 10 % de l’opération) : c’est la norme fixée par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), maintenue en 2026. Les banques disposent d’une marge de dérogation sur 20 % de leurs dossiers.
  • Un apport : selon les retours des membres, la plupart des banques demandent aux non-résidents au moins les frais de notaire, souvent 10 à 20 % du prix, selon le pays de résidence, la devise et le dossier.
  • Les frais de notaire représentent environ 7 à 8 % du prix dans l’ancien. Depuis le 01/04/2025, les départements peuvent relever les droits de mutation jusqu’à 5 % (loi de finances pour 2025) : la hausse ne s’applique pas aux primo-accédants qui achètent leur résidence principale, donc elle concerne un achat locatif.

Pour estimer votre budget en quelques clics, utilisez le simulateur de capacité d’emprunt du guide du crédit immobilier non-résident, qui détaille aussi les banques qui prêtent aux expatriés et les pièces à fournir.

Emprunter « intelligemment »

Les investisseurs expérimentés de la communauté répètent la même chose : empruntez sur une durée longue et gardez votre épargne pour la suite (travaux, trésorerie, prochain achat), toujours dans la limite de vos moyens. Négociez aussi des souplesses dans l’offre de prêt :

  • modulation ou report de mensualités, utiles en cas de vacance locative ou de changement de poste ;
  • remboursement anticipé sans pénalités ;
  • délégation de l’assurance emprunteur : l’assurance pèse lourd dans le coût total, et vous pouvez en changer à tout moment (voir notre guide de l’assurance prêt).

Préparez vos documents dans un dossier partagé (identité, contrat, bulletins de salaire, avis d’imposition, relevés). Si vous êtes payé dans une autre devise que l’euro, la banque tiendra souvent compte du risque de change. En agence, les conseillers voient rarement des dossiers d’expatriés. Un courtier habitué aux non-résidents sait quelles banques acceptent votre pays et votre devise, et présente votre dossier directement aux services crédit : les membres y trouvent souvent de meilleures conditions qu’en direct.

Votre financement d’abord, la recherche ensuite. Immoneos vous met en relation avec un courtier recommandé par les membres, habitué aux dossiers d’expatriés. Gratuit, réponse sous 24 h ouvrées.

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Où investir en France depuis l’étranger ?

L’emplacement reste le premier critère, pour la demande locative comme pour la revente. Les repères des membres pour un premier achat :

  • Une ville que vous connaissez, idéalement avec de la famille ou des proches de confiance qui pourront visiter ou dépanner.
  • Une ville dynamique : emploi, étudiants, transports. Grandes métropoles pour une approche patrimoniale, villes moyennes bien choisies pour le rendement.
  • Le centre-ville ou les quartiers bien desservis, où les petites surfaces se louent vite.
  • Une ou deux villes au maximum : chercher partout à la fois disperse votre énergie et celle du chasseur, qui sera rémunéré seulement si vous achetez.

« Pour un premier investissement immo c’est toujours préférable d’acheter dans ta région d’origine où tu connais un peu mieux le marché et où éventuellement des proches pourraient t’aider notamment à faire des visites à distance […] Une surface autour de 50m2 pour un T1/2 trouve toujours preneur quelque soit les villes et il est généralement préférable de viser les centre-ville si tu peux »

Benjamin S., membre du groupe Immoneos, discussion du 15/06/2024 · voir la discussion

Pensez aussi aux règles locales. L’encadrement des loyers s’applique notamment à Paris, Lille, Lyon et Villeurbanne, Montpellier, Bordeaux, Grenoble, dans le Pays basque et dans plusieurs communes de Seine-Saint-Denis (Plaine Commune, Est Ensemble). Certaines communes imposent aussi un « permis de louer ». À intégrer dans le calcul du loyer.

Pour comparer les villes, consultez le baromètre des investissements des non-résidents (villes, budgets, rendements des membres) et notre guide pour investir en France à distance avec un chasseur immobilier, qui présente aussi les chasseurs recommandés ville par ville.

Les étapes d’un achat à distance, de la recherche à l’acte

Acheter sans visiter peut faire peur. En réalité, vous aurez souvent plus d’informations qu’un acheteur sur plan dans le neuf. Voici le parcours type.

1. Confier la recherche à un chasseur (ou à un proche de confiance)

Les meilleurs biens partent en quelques jours, parfois sans être publiés : depuis l’étranger, il faut un relais local. L’agent immobilier travaille pour le vendeur, le chasseur pour vous : il signe un mandat de recherche et n’est payé qu’au succès, le jour de l’acte. Donnez-lui un projet précis et votre accord de principe.

« Pour ma part cela m’a beaucoup rassurée de l’avoir à mes côtés pour ne pas “mal” acheter, éviter les gros écueils et les pièges. […] Aucun regret d’avoir eu recours à ses services pour un premier achat. Bien sûr, cela a un coût. Mais à distance ou pour débuter, cela aide à se lancer. »

Christel D., membre du groupe Immoneos, discussion du 02/02/2024 · voir la discussion

2. Visiter à distance

Demandez une visite vidéo en direct, des images des parties communes et de la rue, et faites le tour du quartier sur Google Street View. Si un proche peut passer, donnez-lui une check-list.

« Bonjour, oui, j’ai acheté 2 biens sans les avoir visités avec à chaque fois une visite par un membre de ma famille. Idem pour les signatures chez le notaire, tout à distance. Si vous avez une check list pour votre famille et que vous épluchez bien tout le dossier de vente et les éventuels comptes rendus et règlement de copropriété, cela ne devrait pas poser de problème. »

Agnès J., membre du groupe Immoneos, discussion du 04/09/2023 · voir la discussion

3. Décider vite et faire une offre

Soyez patient pendant la recherche, mais réactif quand le bien arrive : il faut souvent se positionner en 24 à 48 heures. Si le bien coche vos critères fixés à l’avance, c’est le moment.

« Il faut se décider vite, impossible de visiter quand on est loin. Il suffit juste de connaître la ville et le quartier où vous souhaitez acheter. »

Anne-Sophie H., membre du groupe Immoneos, discussion du 04/09/2023 · voir la discussion

4. Signer le compromis (souvent à distance)

Le compromis se signe le plus souvent électroniquement. Deux protections pour vous :

  • 10 jours de rétractation à partir du lendemain de la notification du compromis, sans avoir à vous justifier (article L. 271-1 du code de la construction et de l’habitation) ;
  • la condition suspensive d’obtention du prêt : si la banque refuse, vous récupérez votre dépôt de garantie. Son délai ne peut pas être inférieur à un mois (article L. 313-41 du code de la consommation) ; prévoyez plutôt 45 à 60 jours quand on emprunte depuis l’étranger.

5. Obtenir l’offre de prêt

Une fois l’offre de prêt reçue, vous ne pouvez l’accepter qu’à partir du 11e jour (article L. 313-34 du code de la consommation) : intégrez ce délai dans votre calendrier, comme l’ouverture d’un compte en France et le transfert de votre apport.

6. Signer l’acte par procuration

Inutile de prendre l’avion : vous donnez procuration, souvent à un collaborateur de l’étude notariale, qui signe en votre nom. Depuis le décret n° 2020-1422 du 20/11/2020, le notaire peut recevoir cette procuration à distance, par visioconférence, avec une signature électronique : c’est la procuration notariée à distance. Le notaire reste libre d’accepter ou non ce procédé. Sinon, elle peut être signée devant le consulat ou un notaire local (apostille et traduction selon le pays). Demandez la marche à suivre dès le compromis.

7. Travaux, ameublement, mise en location

Beaucoup de chasseurs recommandés par les membres pilotent aussi travaux, ameublement et mise en location. Un bien rénové et bien aménagé se loue dans le haut de la fourchette, à de meilleurs locataires. En revanche, les membres déconseillent les gros chantiers à distance pour un tout premier achat.

ÉtapeDurée indicative
Définir le projet et obtenir un accord de principe2 à 4 semaines
Recherche avec un chasseurquelques semaines à quelques mois
Offre acceptée → compromis1 à 2 semaines
Compromis → acte authentiqueenviron 2 à 3 mois
Travaux et ameublement → premier locatairede quelques semaines à 3 mois selon les travaux
Ordres de grandeur issus des retours des membres, à ajuster selon le bien, la banque et le notaire.

Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter : la check-list

Dans la communauté, on voit régulièrement des ventes reportées ou annulées faute de vérifications : dégât des eaux en cours, parties communes annexées, terrasse non conforme… Découverts la veille de l’acte, ces défauts coûtent cher ; repérés tôt, ils deviennent un argument de négociation.

Le prix

  • Comparez avec les ventes réelles du quartier : base des notaires, données publiques DVF (prix de vente des 5 dernières années), estimations en ligne. Sauf atout rare (vue, terrasse, parking), un bien doit se situer dans la moyenne du quartier.
  • Regardez au-delà du prix au m² : un défaut (plafond bas, rez-de-chaussée sombre) pèse sur la valeur, et ce sont ces biens qui baissent le plus quand le marché recule.

L’immeuble et la copropriété

  • Les procès-verbaux des 3 dernières assemblées générales : travaux votés ou à venir, copropriétaires en impayés, ambiance.
  • Le montant des charges, le fonds de travaux et le carnet d’entretien.
  • Les travaux déjà votés : faites préciser dans le compromis qui les paie (en pratique, ils sont souvent laissés à la charge du vendeur, mais cela se négocie).
  • Le règlement de copropriété : il doit autoriser l’usage que vous prévoyez (meublé, colocation, courte durée).
  • L’état des parties communes, en photos et vidéos : regardez « l’extérieur » de l’appartement autant que l’intérieur. Vous pourrez toujours refaire votre logement, pas l’immeuble.

Le logement

  • Le dossier de diagnostics fourni par le vendeur, en particulier le DPE : un logement classé G ne peut plus être loué depuis le 01/01/2025, F à partir de 2028 et E à partir de 2034.
  • Les autres diagnostics (Carrez, électricité, gaz, amiante, plomb, risques) et les travaux à prévoir, chiffrés par un artisan si possible.
  • La conformité des éléments « en plus » : terrasse, mezzanine, combles aménagés, réunion de lots.

Le potentiel locatif

  • Le loyer réaliste : comparez les annonces similaires et prenez la moyenne entre fourchette basse et haute.
  • La demande : nombre d’annonces concurrentes, temps de mise en location, avis du gestionnaire local.
  • L’encadrement des loyers ou le permis de louer dans la commune.
  • Si le bien est vendu loué : le bail, l’historique des paiements, les garanties du locataire. Un bien occupé se vend souvent moins cher, mais il faut l’analyser de près.

La fiscalité en deux mots

Les loyers d’un bien situé en France sont imposables en France, même si vous vivez à l’étranger. Selon la convention fiscale signée avec votre pays de résidence, vous devrez peut-être aussi les déclarer sur place. Pour un non-résident, au 07/10/2026 :

Location nue (revenus fonciers)Location meublée (LMNP)
Régime simpleMicro-foncier jusqu’à 15 000 € de loyers : abattement de 30 %Micro-BIC : abattement de 50 % (location longue durée)
Régime réelCharges réelles et intérêts déduits, déficit foncier possibleCharges et amortissement du bien et des meubles : impôt souvent nul pendant de nombreuses années
Impôt sur le revenuTaux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable, 30 % au-delà (revenus 2025), ou taux moyen sur optionMêmes taux
Prélèvements sociaux17,2 %, ou 7,5 % si vous êtes affilié à la sécurité sociale d’un pays de l’EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni18,6 %, ou 7,5 % pour ces mêmes affiliés
Sources : impots.gouv.fr (non-résidents, taux minimum, prélèvements sociaux, pages mises à jour en 2026) ; service-public.fr F32744 ; loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.

D’où le succès de la location meublée au réel chez les membres : l’amortissement efface souvent l’impôt sur les loyers pendant 10 à 15 ans. Deux points à connaître : depuis le 15/02/2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente, et le projet de loi de finances pour 2027, déposé le 01/10/2026, prévoit une nouvelle mesure sur l’amortissement, non votée à ce jour. Tout est détaillé dans le guide complet du LMNP et, pour la location nue, dans le guide pour déclarer ses revenus fonciers de non-résident.

Un investissement doit être rentable par lui-même, l’avantage fiscal vient en plus. Les réductions d’impôt du neuf sont en principe fermées aux non-résidents, et le Pinel a pris fin le 31/12/2024.

Et si vous rentrez un jour ? Si le bien devient votre résidence principale effective, sa revente peut être exonérée d’impôt sur la plus-value. Aucune durée minimale d’occupation n’est fixée par le code général des impôts, mais l’occupation doit être réelle et habituelle : faites valider votre calendrier par un professionnel. Les non-résidents peuvent aussi, sous conditions, bénéficier d’une exonération jusqu’à 150 000 € de plus-value nette (voir l’impôt sur la plus-value des non-résidents).

Gérer son bien à distance

Une fois le bien acheté, la gestion se délègue très bien. La plupart des membres qui vivent loin confient leur bien à une agence de gestion locative, locale ou 100 % en ligne : recherche et sélection du locataire, bail, état des lieux, encaissement des loyers, petites réparations. Ses honoraires, comme l’assurance, sont déductibles au régime réel.

« […] la maison est en France et nous habitons aux US donc gestion locative par l’agence. La GL est déductible de vos revenus fonciers tout comme la GLI et l’assurance habitation propriétaire non occupant donc le coût est relatif je trouve. »

Delphine M., membre du groupe Immoneos, discussion du 01/09/2023 · voir la discussion
  • Sécurisez les loyers : Visale (gratuite) si le locataire est éligible, un garant en ligne payé par le locataire, ou une assurance loyers impayés (GLI) payée par vous, en général 2 à 4 % du loyer. Les deux ne se cumulent pas toujours : voyez le comparatif des garanties loyers impayés.
  • Assurez le bien : en copropriété, l’assurance responsabilité civile du propriétaire non occupant (PNO) est obligatoire.
  • Gardez 3 à 6 mois de trésorerie : une vacance de un ou deux mois ou un chauffe-eau à changer n’altèrent pas la valeur de long terme, mais il faut pouvoir y faire face.
  • Restez impliqué dans la copropriété : beaucoup d’assemblées générales se tiennent désormais aussi en visio.

Toutes les agences ne se valent pas : les membres en recommandent quelques-unes, habituées aux propriétaires expatriés. Immoneos vous met en relation avec une agence de gestion locative recommandée par les membres, gratuitement.

Les erreurs classiques du premier achat

Votre premier achat ne sera pas parfait, et ce n’est pas grave : c’est en investissant qu’on devient investisseur. Voici les erreurs qui reviennent le plus souvent.

  1. Se lancer sans les bases. Inutile de tout savoir, mais lisez les guides essentiels (crédit, fiscalité, gestion) et les témoignages de membres qui ont investi depuis l’étranger. Échangez surtout avec des expatriés qui viennent d’acheter à distance.
  2. Ne pas avoir de projet clair. Chercher « une bonne affaire » dans cinq villes à la fois mène rarement à un achat.
  3. Chercher avant d’avoir son financement. Sans accord de principe, le bien part chez un autre acheteur.
  4. Manquer de réactivité. Hésiter des semaines sur un bien qui coche toutes les cases.
  5. Acheter un produit de défiscalisation ou une résidence de services sans l’analyser. Prix parfois supérieur au marché, revente difficile, dépendance au gestionnaire : pendant la crise sanitaire, certains gestionnaires de résidences ont suspendu le versement des loyers aux propriétaires.
  6. Négliger l’immeuble au profit de l’appartement : charges, travaux votés, état des parties communes, DPE.
  7. Lancer de gros travaux à distance sans maître d’œuvre de confiance pour un tout premier achat.
  8. Faire l’économie d’une garantie loyers impayés et d’une gestion locative, puis tout gérer seul depuis un autre fuseau horaire.

Pour d’autres retours concrets (rez-de-chaussée humide, mauvais choix de quartier…), lisez les erreurs à éviter racontées par les membres d’Immoneos.

Pour conclure : un premier achat bien préparé, puis le suivant

Investir en France depuis l’étranger, ce n’est pas réservé aux initiés. Fixez votre stratégie, faites valider votre crédit, entourez-vous de partenaires de confiance sur place et respectez votre check-list. Une fois ce premier bien loué, vous aurez une expérience, un historique à montrer aux banques et des loyers qui renforcent votre capacité d’emprunt pour l’opération suivante.

Et vous ne serez jamais seul : posez vos questions dans le groupe Facebook Immoneos, où des milliers d’expatriés partagent leurs achats à distance.

Prêt à passer à l’action ? Les chasseurs recommandés par les membres connaissent les attentes des expatriés : recherche, visites vidéo, vérifications, négociation et suivi jusqu’à l’acte. Mise en relation gratuite, réponse sous 24 h ouvrées.

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Questions fréquentes

Peut-on investir dans l’immobilier en France en vivant à l’étranger ?

Oui. Un expatrié ou un étranger peut acheter un bien en France et le louer. Les banques françaises prêtent aux non-résidents, en général avec un apport (souvent 10 à 20 % selon les retours des membres) et dans la limite de 35 % d’endettement sur 25 ans maximum.

Faut-il venir en France pour acheter ?

Non. Un chasseur ou un proche peut visiter à votre place, le compromis se signe le plus souvent électroniquement et l’acte peut être signé par procuration. Depuis le décret n° 2020-1422 du 20/11/2020, le notaire peut recevoir cette procuration à distance, par visioconférence, s’il accepte ce procédé.

Quel budget prévoir pour un premier investissement locatif depuis l’étranger ?

Il dépend de la ville et de votre capacité d’emprunt. Prévoyez en plus du prix environ 7 à 8 % de frais de notaire dans l’ancien, les honoraires du chasseur, les éventuels travaux et meubles, et 3 à 6 mois de trésorerie.

Quelle ville choisir pour un premier achat à distance ?

Les membres privilégient une ou deux villes qu’ils connaissent, idéalement avec des proches sur place, et une ville dynamique où les petites surfaces se louent vite.

Comment sont imposés les loyers d’un non-résident ?

Ils sont imposables en France : taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable puis 30 % (revenus 2025), ou taux moyen sur option, plus les prélèvements sociaux (17,2 % en location nue, 18,6 % en LMNP, 7,5 % pour les affiliés à la sécurité sociale d’un pays de l’EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni). En location meublée au réel, l’amortissement efface souvent l’impôt pendant plusieurs années.

Comment gérer un bien locatif depuis l’étranger ?

La plupart des membres confient le bien à une agence de gestion locative, locale ou en ligne, et sécurisent les loyers avec Visale, un garant en ligne ou une assurance loyers impayés.

Cet article partage des retours d’expérience et des informations générales ; il ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable, d’un avocat fiscaliste ou d’un notaire sur votre situation.

Sources : Notaires de France, note de conjoncture immobilière n° 72 (juillet 2026) ; Pretto, « Taux immobilier en septembre 2026 » (publié le 31/08/2026) ; Haut Conseil de stabilité financière, décision D-HCSF-2021-7 modifiée, et CAFPI, « HCSF 2026 : pas d’assouplissement » (06/03/2026) ; service-public.fr, actualité A18183 sur les droits de mutation (02/04/2025, loi n° 2025-127 du 14/02/2025, art. 116) ; notaires.fr, « La procuration notariée à distance » (mise à jour le 14/02/2025) et décret n° 2020-1422 du 20/11/2020 ; code de la construction et de l’habitation, art. L. 271-1 ; code de la consommation, art. L. 313-34 et L. 313-41 ; service-public.fr, actualités A17975 et A18446 (calendrier DPE) ; PAP.fr, « Encadrement des loyers en 2026 » ; impots.gouv.fr, pages non-résidents (taux minimum, revenus fonciers, prélèvements sociaux, mises à jour en 2026) ; service-public.fr, fiches F32744 (location meublée) et F14203 (donation) ; loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) ; loi de finances pour 2025, art. 84 (réintégration des amortissements) ; code général des impôts, art. 150 U, II-1° (exonération de la résidence principale) ; impots.gouv.fr, IFI. Consultés le 07/10/2026.

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